Les Questions / Réponses Santé en ligne

Les Questions posées au Doc. N'hésitez pas vous aussi à posez vos questions santé.

Que Faire en cas de prise de risque ?

La réponse du Médecin


Si la prise de risque remonte à - de 48h :

24h/24, les services d'urgences des hôpitaux peuvent vous accueillir pour évaluer ce risque. Dans certains cas, un traitement peut être proposé pour limiter le risque de contamination par le VIH. Si aucun traitement n'est proposé, le médecin vous dira s'il est quand même utile de faire un test, et à quel moment, et quelle prévention adopter.

Dans ce cas, n'hésitez pas à prévenir le service d'urgence de votre arrivée, en expliquant bien que vous venez parce que vous craignez d'avoir pris un risque de contamination par le virus du sida. Vous n'en serez que mieux accueilli.

Sida Info Service peut vous orienter vers le service le plus proche de chez vous. Vous pouvez les contacter au 0800 840 800

Un rapport sexuel non protégé, un préservatif qui se déchire ou qui glisse, le partage de matériel lors d'une prise de drogue (matériel d'injection ou de sniff), une piqûre accidentelle… Toutes ces circonstances peuvent être à l'origine d'une contamination par le VIH (virus du sida), certaines hépatites ou d'autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

La confiance ne protège pas du sida ! Encore beaucoup de personnes ne savent pas elles-même qu'elles sont porteuses du VIH, d'une hépatite ou d'une IST, simplement parce qu'elles ne se sentent pas malades et qu'elles n'ont pas fait de test.

Si la prise de risque est de plus de 48h :

24h/24, les services d'urgences des hôpitaux peuvent vous accueillir pour évaluer ce risque. Dans certains cas, un traitement peut être proposé pour limiter le risque de contamination par le VIH. Si aucun traitement n'est proposé, le médecin vous dira s'il est quand même utile de faire un test, et à quel moment, et quelle prévention adopter.

Dans ce cas, n'hésitez pas à prévenir le service d'urgence de votre arrivée, en expliquant bien que vous venez parce que vous craignez d'avoir pris un risque de contamination par le virus du sida. Vous n'en serez que mieux accueilli.

Sida Info Service peut vous orienter vers le service le plus proche de chez vous.

Le Traitement d'Urgence ? Ce qu'il faut savoir !

La réponse du Médecin


A quoi sert ce traitement ?

Il permet de diminuer le risque de contamination lorsqu'on a été exposé au VIH. Il se compose de plusieurs médicaments actifs contre le VIH et il doit être pris pendant 4 semaines. Pour que son efficacité soit la meilleure possible, il faut le débuter immédiatement et respecter attentivement les prescriptions du médecin.


Y a-t-il des précautions particulières ?

Respectez les horaires des prises et les doses de médicament. Attention, selon les médicaments prescrits, il vous sera conseillé de prendre les cachets soit en mangeant, soit en dehors des repas. C'est important, car l'efficacité du traitement peut être diminuée si ces consignes sont mal respectées.
Si vous prenez d'autres médicaments, si vous avez une contraception, ou si vous êtes enceinte, signalez-le au médecin.


On m'a dit qu'il y a des effets indésirables !

Beaucoup de personnes qui ont eu à prendre un traitement d'urgences se sont plaintes d'effets indésirables. Le plus souvent, il s'agit de diarrhées, nausées, fatigue, vertiges. Ces effets n'apparaissent pas toujours, et la plupart disparaissent après quelques jours. Mais, exceptionnellement, ils peuvent être graves.
Si vous avez l'impression que vous ressentez un effet indésirable ou inhabituel, parlez-en aussitôt au médecin. Il pourra détecter d'éventuels effets secondaires graves, et vous soulagera en cas de mauvaise tolérance.

Que dois-je faire si j'ai oublié une prise ?

C'était il y a moins de 2 heures : prenez le(s) médicament(s) oubliés, en respectant, si possible, les contraintes liées aux repas et aux autres médicaments
C'était il y a plus de 2 heures : attendez la prochaine prise et ne prenez pas de double dose (vous risqueriez d'avoir des effets indésirables sans pour autant améliorer l'efficacité)

Et si j'ai vomi ?

Moins de 30 minutes après la prise du traitement : reprenez une dose
Plus de 30 minute après la prise du traitement : ne reprenez pas les comprimés, et prenez la dose normale à la prise suivante.


Y a-t-il des examens à faire ?

Le médecin vous proposera un suivi pendant et après le traitement, et sera amené à vous prescrire des prises de sang, pour détecter et éviter d'éventuelles complications. Pour savoir si vous n'avez pas été contaminé, il faudra attendre le résultat d'un test de dépistage 3 mois après la fin du traitement.


Pendant le traitement, suis-je protégé ?

Non. Le traitement ne fait que diminuer le risque de contamination. Il ne protège pas d'un nouveau risque, et ne protège pas vos partenaires.

Pendant et après le traitement, protégez-vous et protégez vos partenaires en utilisant un préservatif lors de chaque relation sexuelle.
Si vous êtes une femme et que vous avez été exposée à un risque de grossesse non désirée, vous pouvez bénéficier d'une contraception d'urgence, qui doit être prise le plus rapidement possible.

Quels sont les risques d'une fellation non protégée ?

La réponse du Médecin


Bien que le risque soit très faible, il n'est pas possible d'affirmer que cette pratique sexuelle ne comporte aucun danger puisqu'elle comporte un contact entre liquides corporels (goutte du début de l'érection - le liquide séminal) et muqueuses (gland du sexe de l'homme, bouche). Le sperme d'une personne atteinte peut contenir une concentration plus ou moins importante de virus. Il faut donc éviter d'en avoir dans la bouche. (surtout en cas de problèmes buccaux : gingivite, angine, candidose)
Seule l'utilisation d'un préservatif (non lubrifié, c'est plus agréable) supprime tout risque de transmission.

Quels sont les symptômes et les différents troubles du sida une fois que la maladie est vraiment déclarée ?

La réponse du Médecin


Les complications liées à l'infection par le VIH sont dues à l'attaque du système immunitaire par le virus VIH. Quand les dommages causés par le virus sont importants, le système immunitaire fonctionnant beaucoup moins bien, certaines infections et troubles apparaissent. Cela peut aller de problèmes de peau récurrents, à la perte de poids, à l'apparition et au maintien de ganglions, à des fièvres ou à des diarrhées inexpliquées, à toute une série de petits troubles non spécifiques pas trop importants mais persistants, à la survenue d'infections graves que l'on appellent des infections opportunistes. Les infections opportunistes sont appelées ainsi car elles profitent de l'effondrement du système immunitaire pour se manifester. Ce sont ces infections opportunistes que l'on appelle le sida. Elles sont généralement graves et doivent être soignées d'urgence sinon le pronostic vital de la personne est en jeu. Ces infections se présentent sous la forme d'infections virales ou parasitaires graves ainsi que certains types de cancers ou lymphomes pouvant toucher tous les organes du corps humains. La plupart de ces infections, si elles sont détectées à temps sont globalement « soignables » mais nécessitent des traitements lourds et longs qui souvent doivent être pris à vie. Grâce aux traitements antiviraux actuels on arrive à contrôler la réplication du virus et donc à empêcher l'effondrement du système immunitaire. Aussi, aujourd'hui, il y a de moins en moins d'infections opportunistes. On arrive également, grâce à ces traitements, à restaurer une partie des fonctions du système immunitaire, ce qui permet de pouvoir arrêter certains traitements d'entretien de ces infections opportunistes, mais en gardant les traitements antiviraux.
Il est important de savoir qu'en 1999, plus de la moitié des personnes qui ont fait un sida, c'est-à-dire une infection opportuniste, ne savait pas qu'elles étaient contaminées. Si elles l'avaient su, elles auraient pu être suivies et traitées et ainsi éviter de faire un sida. D'où l'importance du dépistage et l'importance du suivi médical pour les personnes séropositives.

Comment se passe, physiquement, l'évolution de la maladie ?

La réponse du Médecin


Si une personne séropositive ne sait pas qu'elle est contaminée car elle n'a pas fait de test ou alors tout en le sachant ne se fait ni suivre ni traiter, elle évoluera inexorablement vers le sida qui est un ensemble de maladies graves qui se manifestent au fur et à mesure de l'effondrement du système immunitaire. Grâce au suivi médical actuel il est possible de faire le point sur la situation des personnes et décider du moment opportun pour traiter. Les traitements, sans être à même de guérir l'infection, permettent un contrôle à plus ou moins long terme de l'évolution de l'infection en ralentissant considérablement l'évolution vers la maladie et en préservant le système immunitaire. Il est tout à fait envisageable de penser que dans un avenir proche il sera possible de transformer cette maladie mortelle en une maladie chronique avec laquelle les personnes séropositives pourront vivre longtemps en prenant des traitements. Ceux-ci devront être plus puissants et efficaces que ceux actuellement existants. L'avenir, sans être complètement certain, est porteur d'espoir. Il ne faut pas non plus oublier les recherches en terme de vaccins qui finiront bien par donner des résultats.

Où peut-on faire un test de dépistage ? 

La réponse du Médecin


Il existe plusieurs possibilités :
  • dans un laboratoire privé d'analyse médicale avec une ordonnance d'un médecin. Ce dernier recevra directement le résultat. Dans ce cas, il faut payer le laboratoire et la Sécurité sociale le rembourse à 100% ;
  • dans un centre spécialisé. Dans chaque département il existe un ou plusieurs centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) et des organismes agréés (par exemple, des consultations du Planning familial, habituées à recevoir des mineurs). C'est le médecin du centre qui prescrit le test, rend son résultat et donne les informations nécessaires.
En cas d'accident de prévention (« oubli » du préservatif, déchirure, etc), il est conseillé de consulter dans un de ces centres ou dans un service hospitalier d'urgence dans les 48 heures qui suivent. Le plus tôt est le mieux.
Les adresses des centres peuvent être obtenues en appelant gratuitement Sida Info Service 0 800 840 800

J'ai fait un test de dépistage et sur le résultat il est indiqué que c'est négatif pour le VIH 1 et le VIH 2. Qu'est-ce que cela veut dire ?

La réponse du Médecin


Il existe plusieurs souches du virus du sida, le VIH (virus de l'immunodéficience humaine). Un test recherche les anticorps (particules que développe l'organisme après un contact infectieux) à ces différentes souches. Un résultat négatif, si le délai nécessaire entre une prise de risque et ce test est respecté, indique qu'il n'y a pas de contamination par l'une ou l'autre de ces souches.

Quelle interprétation donner aux nouveaux tests, qui, si j'ai bien compris, sont tellement sensibles qu'ils détectent aussi les particules non actives du virus ?  

La réponse du Médecin


Lors du suivi biologique, la mesure de l'ARN plasmatique permet d'évaluer entre autres l'efficacité des traitements. Les nouveaux tests ultrasensibles ont permis de baisser le seuil de détection, qui est généralement de 200, 400 ou 500 copies selon les tests, à 50 ou 20 copies. C'est-à-dire qu'ils sont plus précis sur le nombre de copies de virus présent dans le sang. Ces tests ne détectent pas les virus non activés qui sont en fait du virus intégré à des cellules quiescentes (silencieuses) qui elles ne sont pas activées. Comme elles ne sont pas activées, le virus ne s'exprime pas et donc ne peut pas être détecté par ces tests. Une fois que ces cellules sont activées, le virus se reproduit en infectant d'autres cellules. Ces cellules quiescentes représentent donc un sanctuaire ou un réservoir viral dans l'organisme des personnes infectées. C'est pourquoi, malgré une charge virale indetectable, même avec les seuils les plus bas, on sait qu'il reste du virus « planqué » prêt à repartir, un peu comme les braises dans une cheminée après que le feu se soit consumé.

Info Sida Service

http://www.sida-info-service.org
Tel: 0800 840 800

Ici postez vos questions santé, relatives aux MST, Sida, prévention, prises de risques, doutes, vos peurs et angoisses autour du sida. Fred, notre doc est là pour vous répondre.

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